
Mille secrets, mille dangers, 5 mars | 7 PM
Au / at : Cineplex Silvercity, 170 Schoolhouse, Coquitlam
Un film de Philippe Falardeau, Québec, 2025, 120 min, avec Neil Elias, Hassan Mahbouba, Rose-Marie Perreault, Hiam Abou Chedid, Georges Khabbaz, Rose-Anne Déry, Paul Ahmarani, Mackbouba, Natalie Tannous, Peter-Joe Salameh, Farès Chaanebi, Paul Doucet. In French w E subt.
D’après le roman Mille secrets mille dangers d’Alain Farah paru au Quartanier.
Synopsis : Alain se marie avec Virginie. La journée sera grandiose, la journée sera parfaite et les tantes libanaises d’Alain parleront de cette noce pour des années à venir. Mais Alain a mal au ventre. Une colère sourde gronde en lui. Il craint les retrouvailles de ses parents dont le divorce orageux a troublé son enfance. Il craint le retour en force de ses crises d’anxiété, il craint sa dépendance aux médicaments dans laquelle il est sur le point de retomber. Son cousin Édouard, véritable frère, a promis aux mariés de les parader dans une Mustang décapotable. Sauf que le jour du mariage, Édouard a la tête ailleurs. Il fomente un projet nébuleux et veut absolument en parler à Alain. Ce faisant, Édouard convoque les fantômes du passé et plonge Alain dans une angoisse proche du délire. Alain n’a plus qu’une seule ambition : survivre à la plus belle journée de sa vie.
Synopsis : Alain weds Virginie at Saint-Joseph Oratory’s crypt. Despite family attending, including his divorced Lebanese-Egyptian immigrant parents, his joy fades as insomnia, anxiety, and illness return.
Note:
« Avec Mille secrets mille dangers, Philippe Falardeau adapte avec finesse, humanité et drôlerie le roman à succès d’Alain Farah. L’auteur a d’ailleurs coscénarisé avec le cinéaste, ce qui a permis au film d’extraire la substantifique moelle du livre tout en bonifiant le récit d’éléments inédits (comme le confiait récemment le cinéaste au Devoir). Campé au sein de la communauté libanaise, le parcours aussi anxiogène que comique du protagoniste s’avère tout à la fois spécifique et universel. Si plusieurs se sentiront interpellés par le thème de l’anxiété, que le film approfondit en trois époques, sans doute le thème de la famille et du rapport aux parents sera-t-il le plus fédérateur. Reprenant la structure non linéaire du livre, le film se déroule dans un désordre qui n’est qu’apparent. Ainsi un événement survenu d’abord, mais présenté après coup, vient-il expliquer un développement ultérieur présenté en premier. De la même manière, les souvenirs fragmentaires, tels les morceaux d’un casse-tête qui s’assemblent graduellement, permettent de mieux comprendre Alain : d’où lui vient cette anxiété délétère, d’où lui vient cette sourde colère. (…)
Très solaire le jour, avec son abondance de reflets d’objectif (« lens flare » ou « facteur de flare »), et quasi magique la nuit, avec sa profusion de petites lumières, la formidable direction photo d’André Turpin (Incendies ; Mommy ; Simple comme Sylvain) aide le film à ne jamais trop sombrer dans la gravité (sauf, à dessein, lors d’un souvenir particulièrement dramatique se déroulant dans un crépuscule presque gris). Chapeau également à la conception artistique incroyablement authentique d’André-Line Beauparlant (Les affamés ; Viking ; Bergers). Sans oublier le superbe travail de montage d’Elric Robichon (Isla blanca ; Festin boréal) ni la musique évocatrice et propulsive de Martin Léon (Guibord s’en va-t-en guerre ; Embrasse-moi comme tu m’aimes). Philippe Falardeau a en outre réuni une distribution composée, exception faite de Rose-Marie Perreault et Paul Ahmarani, d’interprètes peu connus. » (LeDevoir)
Nous remercions notre partenaire CINÉMA à Vancouver:

