Le film documentaire R.ROUSSIL – LE CUL PAR TERRE, présenté à la Fabrique St-George le 2 mars en présence du réalisateur Maxime-Claude L’écuyer (#RVCQF2026)

R. ROUSSIL – LE CUL PAR TERRE 2 MARS | 3 PM

Au / at : Fabrique St-George, 7 East 7th ave (at Ontario)

GUEST : Maxime-Claude L’Écuyer / Q & A

Programmation du Festival 2026 / Festival Schedule


BILLETS / TICKETS :

Admission générale/General admission: $13 | Membre/Member of VOP or Alliance Française Vancouver:$8 *must be valid

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R. Roussil – le cul par terre

Un film documentaire de Maxime-Claude L’Écuyer, Québec, 2025, 91 min. In French w E subt. 

Synospis : À l’occasion du centenaire de Robert Roussil, ce documentaire — présenté en collaboration avec le Festival international du film sur l’art — revient sur le parcours de cet artiste incontournable. Construit autour d’un riche montage d’archives, ce documentaire s’appuie sur de nombreuses entrevues que Roussil a accordées tout au long de sa carrière. Il retrace son parcours, depuis son exil en France au début de sa carrière jusqu’à sa vie dans son moulin à Tourrettes-sur-Loup, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, où il a créé la majeure partie de ses œuvres. Le film nous ouvre les portes de sa demeure et de son atelier, tout en mettant en lumière ses sculptures encore visibles à Montréal, qui continuent de refléter son influence.

Synopsis: Robert Roussil, a major figure in Quebec sculpture, left a lasting mark on the art world with his bold works and commitment to freedom of expression. However, since his death in 2013, his legacy seems to be fading into oblivion. Robert Roussil, le cul par terre aims to revive the memory of this visionary artist by exploring his work and philosophy. Built around a rich compilation of archival footage, this documentary draws on numerous interviews Roussil gave throughout his career. It traces his journey, from his exile in France at the start of his career to his life in his mill in Tourrette-sur-Loup, in the Provence-Alpes-Côte d’Azur region, where he created most of his works. The film opens the doors to his home and studio, while highlighting his sculptures still visible in Montreal, which continue to reflect his influence.




« R. Roussil, le cul par terre, de Maxime-Claude L’Écuyer, retrace le parcours de Robert Roussil, sculpteur moderniste québécois décédé en 2013. Bien qu’ayant marqué l’espace public, il demeure étonnamment méconnu aujourd’hui.

L’endroit qui lui a inspiré ce nouveau film est l’atelier de Roussil, dans un vieux moulin de Tourrettes-sur-Loup, village perché dans les hauteurs de la Côte d’Azur. Le sculpteur s’inscrit en effet dans cette génération d’artistes québécois, dont font partie Jean Paul Riopelle et Alfred Pellan, qui se sont installés en France, plaque tournante de l’avant-garde moderne, pour apprendre des grands maîtres. Mais contrairement à ces derniers, Robert Roussil n’est jamais retourné vivre au Québec. Il revendiquait une approche plus anarchiste et refusait de s’intégrer aux cercles institutionnels. Plutôt que de rester à Paris, il a choisi, sur la recommandation de Marcelle Ferron, de s’établir dans la bourgade du Midi, voisine de Vence — où avait vécu Henri Matisse — et de Saint-Paul-de-Vence, où des mécènes proches de Riopelle et d’autres artistes influents ont fondé la Fondation Maeght. (…)

Robert Roussil, né en 1925, s’est fait connaître dès 1949 avec une sculpture en bois intitulée La famille (1948), saisie par la police de Montréal parce qu’elle représentait des figures nues, un motif alors jugé indécent. L’œuvre a ensuite passé dix ans à Tourrettes-sur-Loup avant de revenir ici. À l’aide d’archives, le film raconte également l’émoi qu’elle a suscité parmi les habitants du village, eux aussi choqués par son esthétique transgressive. (…) L’artiste a néanmoins laissé un legs important dans l’Hexagone, dont un fonds de plus de 700 gravures et dessins. Le film tient d’ailleurs son nom d’un livre d’estampes qu’il a réalisé en 1976, désormais dans la collection du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ). » (LeDevoir)

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« Lorsque le documentaire s’attarde à tout ce que Roussil a fait chez-nous, qu’on pense aux oeuvres monumentales nommées plus haut, on réalise à quel point l’importance de son oeuvre n’a d’égal que l’oubli qu’on lui réserve.​ Encore une fois on a le Je me souviens anémique. Merci au film de nous montrer tout ce qu’il a fait et qui fait encore partie de nos villes sans qu’on sache que c’est du Roussil. Et il y a tout ce qu’on ne connait pas que le documentaire nous montre aussi.  Roussil a dessiné jusqu’à la veille de sa mort, accumulant plus de 700 dessins. On nous les présente dans une frénésie comparable à la manière dont ils ont été réalisés. Le film nous apprend aussi que cette collection qui accumule la poussière n’a suscité l’intérêt d’aucun musée canadien. Une honte!​

Ajoutez à ce désintérêt qu’on lui porte en fin de vie, les multiples embûches que l’artiste a connues tout au long de sa carrière (qu’on pense à son œuvre La grande fonte qui se dresse présentement à la vue de personne derrière le Silo no 5 du Vieux-Port alors qu’elle a été créée pour le square Victoria), et ça vous donne un artiste plutôt en colère. Puisse ce film apaiser de manière posthume son courroux, et surtout réhabiliter sa mémoire. Ce serait la moindre des choses en cette année du centenaire de Robert Roussil. (ClaudeDeschesne.ca)


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