En ligne sur Eventive: Les oiseaux ivres, de Yvan Grbovic

Visions Ouest Productions présente la deuxième édition du Printemps des Rendez-vous, une programmation de films, en salle et en ligne, en avril et mai 2022.

Le film Les oiseaux ivres est maintenant disponible en ligne sur Eventive. In French w E subt.


Les oiseaux ivres / Drunken Birds ***a récolté 16 nominations au Gala IRIS

Un film de Ivan Grbovic, Québec, 2021, 104 min, avec Jorge Antonio Guerrero, Hélène Florent, Claude Legault, Marine Johnson, Marco Ledezma, Maxime Dumontier, Yoshira Escarrega.

Synopsis: Willy est amoureux de Marlena. Elle est la femme de son patron, qui est un chef de cartel au Mexique. Craignant de violentes représailles, les amants décident de prendre la fuite chacun de leur côté en tenant secrète leur destination. Après quatre années de recherches, Willy suspecte Marlena de s’être réfugiée au Québec. Afin de la retrouver, il se fait embaucher comme travailleur saisonnier à la ferme Bécotte. Le quotidien de cette famille n’est pas au beau fixe depuis que Julie délaisse son époux Richard. Témoin impuissante, leur fille Léa trouve réconfort auprès de ses amies à Montréal..

Synopsis: TWilly and Marlena. She is the girlfriend of a cartel leader in Mexico, he is in love with the boss’s wife. Fearing the worst, the lovers will flee on their own to survive better. Willy suspects that Marlena is hiding in Montreal, and in the hope of finding her, he goes to Quebec as a seasonal worker at Ferme Vinet. While friendship bonds are woven between foreign workers on the farm, a gap is growing between members of the Vinet family. Willy, unknowingly, will arouse the desire in Julie, the owner, and the situation will not be without consequences for the group – Willy is soon accused of a crime he hasn’t committed.o commemorate the passing of their beloved father, four brothers very much at odds congregate for one final week at their summer house in the Îles-de-la-Madeleine. As they bid their final goodbyes, the four brothers revisit their past joys and hardships as each one of them struggles to give meaning to their very different lives.

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À propos du film Les oiseaux ivres:

« Un scénario à la temporalité morcelée et aux ellipses audacieuses, qui déjoue les attentes sans avoir l’air de chercher à le faire et qui raconte à son rythme… Un scénario peuplé de personnages qui dévoilent une complexité insoupçonnée aux moments les plus inattendus. On savait le réalisateur de Roméo Onze doué, mais pour ce second film, Ivan Grbovic démontre un niveau de maîtrise hallucinant. Il semble n’avoir peur de rien : sa hardiesse formelle n’a d’égale que son assurance. Si, pour l’essentiel de l’action, le style affiche un lyrisme discret, il est une foule de passages — retours en arrière, songes, visions — où Les oiseaux ivres revêt une dimension quasi baroque sans que l’harmonie de l’œuvre soit compromise. » (LeDevoir)

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« La première partie de ce film aux images sublimes module des atmosphères plus feutrées, mais le dernier acte, très dramatique, témoigne qu’il suffit parfois d’une seule étincelle pour tout faire exploser. Les oiseaux ivres (quel beau titre !) aborde ainsi le rapport à « l’autre » – et les vieux réflexes qui peuvent s’y rattacher –, mais tient quand même davantage du tableau impressionniste que du brûlot social. Grâce à l’exceptionnelle direction photo de Sara Mishara, Ivan Grbovic, dont le premier long métrage, Roméo Onze, s’était avantageusement fait remarquer il y a 10 ans, offre ici un moment de cinéma d’une très grande richesse. » (LaPresse)

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« À l’instar de son travail sur La grande noirceur, la talentueuse directrice photo met en vedette les espaces infinis, enchâssés entre les brumes matinales et le soleil déclinant. Elle filme avec rigueur la cueillette précise et synchrone des laitues, magnifie les visages irisés de couleurs chaudes et dresse de bucoliques tableaux champêtres, certes parfois un peu lisses ou trop travaillés, mais que ne cessent d’émerveiller. Coloré, Les oiseaux ivres, tire aussi sa force de frappe de la poésie régnant en maître, sans nuire cependant à une illustration plutôt sombre de la réalité. Le mélange est détonnant, mais l’intrigue ne sort pas de la route. » (FilmsQuebec)