Le documentaire Un pays qui se tient sage est à l’affiche

Un film de David Dufresne, France, 2021, 87 min.

Le film comporte des images qui peuvent choquer (violence policière).

Synopsis: Alors que s’accroissent la colère et le mécontentement devant les injustices sociales, de nombreuses manifestations citoyennes sont l’objet d’une répression de plus en plus violente. Un pays qui se tient sage invite des citoyens à approfondir, interroger et confronter leurs points de vue sur l’ordre social et la légitimité de l’usage de la violence par l’Etat.

The monopoly on violence

Synopsis: In France, as anger and resentment grow in the face of social inequities, citizen-led protests are met with ever-increasing violence. The Monopoly of Violence gathers a panel of citizens to question, exchange, and confront their views on the social order and the legitimacy of state uses of violence, and to ask: where is the space for resistance and protest?



Notes:

Le film est constitué de vidéos tournées entre novembre 2018 et février 2020 pendant le mouvement des Gilets jaunes, par des manifestants ou des journalistes indépendants. Elles illustrent des affrontements entre manifestants et policiers s’étant produits lors des derniers mouvements sociaux qu’ait connue la France, plus particulièrement des violences émanant des forces de l’ordre.

En faisant intervenir à la fois des personnalités des mouvements sociaux, des intellectuels et des policiers, David Dufresne souhaite interroger le maintien de l’ordre en France et la légitimité de l’usage de la violence par l’État.

Un pays qui se tient sage est soutenu par la Quinzaine des réalisateurs. Le film est classé parmi les 20 meilleurs long métrages de l’année 2020 par Libération, les 15 meilleurs par Télérama, et meilleur film 2020 tous genres confondus pour Technikart.

« En France, le mouvement des gilets jaunes a surgi en octobre 2018, alimenté par la colère des citoyens contre une augmentation des prix du carburant. La taxe de trop. Le ras-le-bol fiscal pour bien des gens au niveau de vie précaire. On connaît la suite, avec son lot de manifestations. Elles sont ici filmées avec des téléphones intelligents au niveau de la rue. Les images qui en ressortent sont dramatiques. Des gens, tabassés par terre, continuent de filmer. Ils crient. Ils demandent que ça cesse.

Sensationnalisme ? Images montées sans nuance ni contexte ? Attention. Des images beaucoup plus « douces » montrent aussi le fossé creusé entre manifestants et policiers. » (LaPresse)