À l’affiche en mars: Papicha

BEST OF – 27e Rendez-vous du cinéma québécois et francophone #RVCQF2021

Mounia Meddour, France, 2019, 106 min, avec Lyna Khoudri, Shirine Boutella, Amira Hilda Douaouda, Zahra Doumandji, Yasin Houicha.

Synopsis : Alger, 1997. Nedjma, 18 ans, étudiante à l’université, rêve de devenir styliste. Malgré un contexte social et politique dangereux et inquiétant, à la tombée de la nuit, elle se faufile hors des murs de la Cité universitaire pour vendre ses créations aux « papichas », de jolies jeunes filles algériennes. Nedjma décide de confronter le conformisme religieux et de se battre pour sa liberté en organisant un défilé de mode qui mettra en vedette des pièces confectionnées sur le thème du haïk, un vêtement traditionnel pour les femmes algériennes.

Synopsis : Algeria, the 1990s civil war, violent fundamentalists limit women’s freedom. Nedjma (charismatic Lyna Khoudri), in year 3 of French studies in college, is obsessed with fashion designing. Everyday life soon becomes more restrictive and even life-threatening, yet Nedjma and her best friend still find ways to sneak-out of their locked dormitory at night and sell handmade dresses in discotheque washrooms. Many of Nedjma’s contemporaries have emigrated, but Nedjma refuses to leave her beloved Algeria. Why not assert female pride and independence by organizing a fashion show, outfoxing the radicals?
Inspired by real events, first-time director-co-screenwriter Mounia Meddour spins a harrowing tale bursting with energy.

Dates de diffusion en ligne : du 7 au 31 mars 2021

Article dans La Presse: Papicha : un beau manifeste ★★★½

« (…) La cinéaste Mounia Meddour ne raconte pas son histoire personnelle dans Papicha (qui veut dire « jolie fille » en algérois), mais elle utilise néanmoins son expertise d’ancienne documentariste pour évoquer le contexte particulier dans lequel elle a elle-même vécu. Pour ce faire, elle a choisi un symbole puissant : la mode. Styliste talentueuse, Nedjma résiste à l’obscurantisme ambiant en magnifiant l’apparence des femmes, face à des intégristes qui souhaitent plutôt les forcer à s’effacer complètement sous le tchador. (…)

Mounia Meddour se tient au plus près de ces jeunes femmes — l’amitié et l’humour tiennent un rôle important — et les plonge dans une histoire où l’on sent progressivement l’étau du dogme se refermer sur elles. Si les effets sont parfois un peu appuyés, la mise en scène, très fébrile, est en phase avec le climat oppressant qui tombe sur cette société comme une chape de plomb. Papicha est un bel hommage à toutes ces femmes qui, modestement, ont lutté — et luttent encore — pour leur liberté. » (Marc-André Lussier, 31 janvier 2020)